#RRW6, les côtes-du-Rhône de Xavier Vignon

Jeudi 13 février se tenait une nouvelle dégustation du Club #RedRedWine. Au menu ? La lecture des AOC communales de Côtes-du-Rhône par Xavier Vignon, certainement l’œnologue conseil le plus réputé de la région. Retour en commentaires sur ce beau moment.

Avant de commenter les 6 vins dégustés, quelques mots à propos de Xavier Vignon que l’on peut lire ici ou là : « l’un des œnologues les plus réputés de la région du Rhône. Il a travaillé comme consultant auprès de plus de 200 caves de la Vallée du Rhône et a acquis une réputation mondiale pour son expertise et sa collaboration sur les meilleurs vins de Châteauneuf-du-Pape. En 2002, il a commencé sa propre production, aujourd’hui reconnue pour des vins de qualité exceptionnelle avec un style de vins élégants et équilibrés, qui reflètent magnifiquement le terroir »… Finalement cette dégustation est aussi une grille de lecture du travail du viticulteur : recherche des bonnes maturités des raisins, extractions douces, passage modéré sous bois, pour laisser toute la place à l’expression du terroir…

Lirac, 2016

Robe brillante, couleur grenat, reflets violacés. Au nez, bombe de petits fruits rouges qui domine largement le bouquet, très gourmand. Attaque suave, chaleureuse. Vin asse horizontal, plein en bouche avec des tanins pas encore complètement fondus. Finale cerise.

Cairanne, 2015

Robe brillante, grenat, premiers reflets tuilés. Nez plus complexe, associant aux fruits rouges justes mûrs des notes épicées et une fraîcheur minérale. En bouche, nous goûtons un vin très droit, vertical, offrant une mâche aux tanins très fins. Finale sur les épices, poivre blanc. Belle surprise.

Rasteau, 2015

Vin grenat aux notes évoluées. Au nez, nous sentons un « masque » de phénols : cuir, sueur de cheval. Derrière le masque, des notes de fruits mûrs et d’épices. En bouche, la trame acide est insuffisamment soutenue, déséquilibrant le vin qui paraît alors plus amer en finale.

Vacqueyras, 2015

Le groupe de dégustation devient fébrile, comme le peloton à l’approche des premiers grands cols. Robe brillante, notes d’évolution. Nez poudré avec une belle fraîcheur menthée. Bouquet riche : fruits rouges frais, épices délicats. En bouche, l’attaque est fine. Tanins très fins, trame salivante. Un vin équilibré avec une finale assez longue sur des notes garrigue.

Gigondas, 2015

Déjà identifié lors de la dégustation à Beaumes de Venise, le « caractère oxydatif » des grenaches a viré à l’oxydation. Une déception face à la vibrante impatience du groupe, mais la note aromatique de ce défaut est enregistrée par chaque dégustateur-trice.

Châteauneuf-du-Pape 2015

Ici nous avons un nez très riche, un bouquet garni d’une infinité de facettes, qui dessinent par touches délicates un grand vin. En bouche, nous avons un excellent équilibre, une mâche très précise et des tanins fins. La finale est longue, fraîche. Un délicieux moment.

Retrouvez toute la galerie des meilleures photos de la dégustation sur ce lien. Je dédie cette dégustation à mon papy Michel disparu la veille.

Prochain rendez-vous : jeudi 12 mars avec une dégustation de crus du Beaujolais.