Étiquette : verticale

  • Le temps des sucres : verticale de sirops d’érable en photos

    Le temps des sucres : verticale de sirops d’érable en photos

    Un vent de chinook soufflait hier à la Zone à Partager lors de cette dégustation exceptionnelle – et très conviviale – de sirops d’érable avec la diaspora québécoise de Bègles ! Merci à Renée, Sébastien et François pour l’animation !

    Petite vidéo d’introduction au « temps des sucres », la saison de la collecte de l’eau d’érable :

    Nous avons ensuite goûté un sirop d’érable « classique » que l’on trouve au supermarché français du coin, puis comparé à trois millésimes consécutifs – 2022, 2023, 2024 – d’un sirop d’érable de l’érablière de Diane et Guy Roy de Sainte-Cécile-de-Whitton au Québec. Il s’agit de l’oncle et de la tante de notre ami Sébastien Labbé et nous les saluons pour leur travail et ces sirops d’érable délicieux ! Enfin, nous avons goûté un sirop d’érable en provenance du Témiscamingue, la région natale de Renée Dumont.

    Cette dégustation conviviale et joyeuse fait suite à une première édition de « goûter l’arbre » d’érable qui s’est tenue en 2022, en portant cette année l’expérience sur une « verticale », c’est-à-dire plusieurs millésimes successifs d’une même propriété – acéricole.

  • Verticale de Clos Védélago

    Verticale de Clos Védélago

    Alerte pépite ! Vinifié comme un grand cru sur un terroir proche de celui des meilleurs Saint-Emilion, Clos Védélago est une des perles de l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux. Une dégustation verticale enthousiasmante a permis de comparer cinq millésimes récents.

    D’abord, un rappel rapide du principe de la dégustation verticale – non, ce n’est pas goûter des vins en faisant le poirier ! – s’impose : il s’agit d’une dégustation d’un même vin sur une succession de différents millésimes (consécutifs ou non). Lors de cette soirée du 21 octobre, nous goûtions successivement les millésimes 2018, 2017, 2016, 2015 et 2014. En bonus, nous avons dégusté la Grande Cuvée 2016 (moins de 500 bouteilles produites).

    Clos Védélago, une pépite de l’AOC Castillon Côtes de Bordeaux

    Propriété récente fondée par son propriétaire M. Védélago en 2005, le Clos Védélago exploite un peu moins d’un hectare de vignes quadragénaires exposées sud sur le plateau calcaire de l’AOC, proche de Montagne Saint-Emilion. L’encépagement est 100% merlot, dont on connaît l’appétence pour les sols drainants.

    A Clos Védélago, le seul objectif est la recherche de la qualité : faibles rendements (moins de 30 hL/ha), récolte à la juste maturité, suivi intense au chais par l’œnologue-conseil Ugo Arguti, élevage de 16 mois en barrique… Tout ce travail pour offrir aux amateurs des cuvées confidentielles – selon les critères bordelais – de moins de 5 000 bouteilles par an.

    Les vins du Clos Védélago offrent une remarquable concentration, une belle brillance et une couleur sombre variant du pourpre au noir de jais suivant les millésimes. Au nez, on retrouve des notes de fruits rouges mûrs et frais, des épices, des notes florales (pivoine, violette), et des notes réglissées et salines. Le bois est finement intégré, loin de saturer le bouquet aromatique, il ajoute des touches gourmandes et fumées. A l’examen gustatif, c’est l’équilibre du vin qui va surprendre les dégustateurs. Avec une attaque souple, enveloppante, il peut facilement être confondu à l’aveugle avec de grands Saint-Emilion. Sa trame tanique, fine et fondue, soutient parfaitement une belle matière, du volume. Le vin s’équilibre grâce à une juste acidité et de la fraîcheur. En finale, on a une longueur appréciable sur des notes nobles épicées, réglissées.

    Ce constat général peut varier naturellement suivant les millésimes. Sur le 2017 et le 2014, qui ont joué avec une météo plus capricieuse, le vinificateur a cherché du croquant et du fruit, avec moins d’extraction. Sur des millésimes comme 2015, 2016 et 2018, on a au contraire extrait beaucoup de matière pour tendre vers un équilibre plus dense, plus complexe.

    Un rapport qualité-prix rare

    La vingtaine de dégustatrices et dégustateurs présents jeudi dernier ont également apprécié la Grande Cuvée de la propriété, uniquement réalisée lors des millésimes qui s’y prêtent. Sur le millésime 2016 ici, les meilleurs raisins bénéficient d’un traitement particulier, avec une vinification intégrale dans une barrique de 400 litres et un soin particulier à l’élevage. Un vin somptueux qui gagnera à être conservé en cave durant plusieurs années encore pour révéler son plein potentiel.

    Dernier argument qui comblera le plaisir des amateurs : les vins s’affichent entre 13 et 17€ pour le consommateur – 25€ pour la Grande Cuvée. Un plaisir rare mais accessible. Merci M. Védélago !

    Pour aller plus loin :

  • Dégustation verticale Château Reignac : la galerie photos !

    Dégustation verticale Château Reignac : la galerie photos !

    Déconfinement ! La reprise du club de dégustation s’est tenue jeudi 20 juin 2021 avec une superbe verticale de Château Reignac. De 2018 à 2013, les millésimes se sont laissés goûter dans une ambiance studieuse et décontractée. Débrief en images.

    La réputation du Château Reignac précédait sa dégustation : ses résultats flamboyants en dégustation à l’aveugle propulsent l’étiquette comme l’égale des plus grands crus classés de Bordeaux. Mythe ou réalité ?

    Nous n’avons pas eu la chance de pouvoir comparer Reignac à ses prestigieux aînés, Petrus, Margaux ou Laffitte-Rothschild. Cependant la verticale laisse apparaître la dégustation d’un véritable terroir avec une identité gustative claire qui transparaît au fil des millésimes : un soyeux en attaque, des tanins fins, une finale longue marquée sur les épices et les notes boisées.

    Au nez, nous retrouvons sur chaque millésime des notes variés de fruits mûrs, signe d’une récolte des raisins à maturité (majorité de merlot dans l’assemblage), mais aussi de bois de mieux en mieux fondus avec le temps, liés à un élevage long en barriques.

    Au final, le groupe d’une douzaine de dégustatrices et dégustateurs a porté ses coups de cœur sur les millésimes 2014 et 2015, déjà très accessibles et délicieux – il faut le dire ! A titre personnel, j’ai particulièrement apprécié le potentiel des millésimes 2016 et 2018, à laisser patiemment grandir en cave une dizaine d’années encore.

    Merci au Château Reignac pour sa généreuse dotation !

    Prochaines dégustations :

    • jeudi 3 juin : sauvignon blanc (ouverte à tous sur réservation)
    • mercredi 9 juin : vins blancs d’Alsace (abonnés + quelques places ouvertes sur réservation !)

    Merci à Clara Guibert pour ses prises de vue ! ❤

  • #RRW2, dégustation verticale de Clos des Lunes, Lune d’Argent

    #RRW2, dégustation verticale de Clos des Lunes, Lune d’Argent

    Cette session, réalisée en partenariat avec le Domaine de Chevalier, propriétaire et exploitant des vignes de Clos des Lunes, a permis aux 22 personnes présentes jeudi soir (un record !) de déguster 6 millésimes de « Lune d’Argent », la cuvée haut de gamme de ce blanc sec de Bordeaux.

    Quelle chance de goûter ce vin ! Marqué par son équilibre et sa précision, Lune d’Argent est composée de sémillon (70%) et de sauvignon blanc (30%) issu des meilleures parcelles du domaine de 70 hectares situé dans le sauternais, au sud de Bordeaux.

    Chaque millésime, dégusté du plus jeune au plus ancien de 2018 à 2013, a offert une remarquable addition de fraîcheur, de raffinement, d’intensité et de richesse.

    • Clos des Lunes / Lune d’Argent 2018 : robe vert pâle, reflets verts. Au nez, marqué par des arômes de fruits frais croquants (pomme verte), notes vertes. En bouche, une attaque vive et une fraîcheur acidulée offrent un vin droit en milieu de bouche, et une finale sur des notes de torréfaction.
    • Lune d’Argent 2017 : robe pâle étincelante et reflets verts. Le vin offre un nez d’une grande fraîcheur, dominé par les fruits blancs justes mûrs cueillis le matin : pêche blanche, pêche de vigne, et soutenu par un bouquet aromatique déjà complexe : notes florales (tilleul) et agrumes notamment. En bouche, une attaque vive avec une trame acidulée pleine, riche, précèdent un finale zestée, pamplemousse. Un vin fin, d’une grande précision !
    • Lune d’Argent 2016 : robe jaune pâle brillante, reflets verts, signe d’une remarquable vinification protégée de tout contact avec l’oxygène. Le nez est riche, dominé sur ce 2016 par des notes exotiques – litchi, fruits jaunes, agrumes – mandarine. A la dégustation, nous identifions surtout les marqueurs du sémillon : toucher de bouche velouté, grande amplitude du vin. La finale est zestée, de sensation plus amère car la trame acide semblait moins présente.
    • Lune d’Argent 2015 : ici le vin nous offre une robe jaune pâle, aux tout premiers reflets dorés. Au nez, nous retrouvons des signes d’un millésime solaire : fruits mûrs, légèrement compotés : pêche, abricot, notes gourmandes de brioche, cacao, café. En bouche, nous avons un bel équilibre en l’acidité et l’amertume de la finale, avec une rétro-olfaction réglissée. A déguster dans l’année.
    • Lune d’Argent 2014 : robe jaune pâle, reflets verts. « Le nez dans le grille-pain » notent certains participants, et en effet le nez est dominé par les notes toastées, grillées, torréfiées, mais également des touches balsamiques : beurre, brioche. Une attaque gourmande, un milieu de bouche riche et une finale avec une amertume zestée. Une belle réussite.
    • Lune d’Argent 2013 : encore une robe d’une belle jeunesse, jaune pâle et brillante. Au nez, les arômes sont d’abord masqués par un caractère réducteur du vin sur les 2 échantillons. Après une énergique aération se dévoilent des arômes d’agrumes – citron, citron vert – de pain grillé, de fruits blancs. La bouche est marquée une nouvelle fois par le bel équilibre entre sémillon et sauvignon, avec une attaque vive et une grande générosité du milieu de bouche. Un vin riche et lumineux.

    Cette dégustation rare fut source d’enseignements pour tous les participants : identifier les arômes, trouver les mots pour exprimer ses sensations, acquérir le vocabulaire de dégustation sur les vins blancs, découvrir dans le vin l’expression du terroir, des cépages, du vinificateur et du climat de l’année… L’exercice final fut de désigner son vin préféré parmi les 6 dégustés, et chaque millésime a eu les faveurs de plusieurs d’entre nous !

    Merci au Domaine de Chevalier pour sa généreuse participation, à Madame Sylvie Noury et Decio Coutinho, camarade du DUAD. Merci à la boulangerie Le Pain de Tranchoir pour les gourmandises d’après-dégustation. Enfin, merci à Claire pour la séance photo ❤

    Prochaine dégustation ouverte le jeudi 14 novembre, sur le thème du « cépage malbec, de Cahors au bout du monde ». Une dégustation « Apéro Bordeaux » destinée uniquement aux abonnés se tiendra entre-temps le jeudi 31 octobre.